2657 — Un peu de vent peut-il faire ça ? — lundi 14 septembre 2026
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QUESTION AVANT L’ÉCOUTE
Comment est-ce que j’appelle les plantes que j’aime bien prendre entre mes mains ?
Comme chaque année, je lis avec toujours autant de plaisir le blog d’Hervé Bizeul, le vigneron du Clos des fées, dans le Roussillon. J’adore sa plume. Pendant les vendanges, il écrit un billet par jour, du début à la fin. Dans ce journal de vendanges, il partage avec ses lecteurs ses décisions, la dureté des journées de travail, ses impressions, ses doutes, sa poésie du moment et des photos. Mais qu’est-ce que cela peut bien changer pour moi ?
Hervé Bizeul regarde souvent ses vignes, c’est normal, car il doit choisir le bon moment pour lancer les vendanges des différentes parcelles de son domaine. Il cultive plusieurs cépages, certaines vignes sont très anciennes, d’autres plus jeunes. Elles ont toutes leur personnalité.
Comme lui regarde et constate l’impact du vent, du soleil, de la température, du lieu, bref, du terroir, j’ai commencé à être un peu plus attentive aussi à ce qui se passait autour de moi, notamment sur la promenade verte qui part de chez nous. Bien sûr, je n’ai pas de vignes à regarder, de grappes à récolter, mais cette année, j’ai remarqué des choses. Il y a un lien, c’est certain entre l’épisode de canicule de cet été, le blog d’Hervé Bizeul et mon intérêt pour mon environnement.
Première chose, il y a ces plantes qui ressemblent à des hortensias verts. J’aime bien, en passant, prendre une boule de pétales entre mes mains pour le plaisir de les sentir carresser mes paumes. J’ai remarqué que certaines avaient visiblement souffert de la chaleur et que leurs pétales étaient comme grillés, mais d’autres, alors qu’elles ne sont éloignées que de quelques mètres, semblent en meilleure forme. Pourquoi donc ? me suis-je demandé. J’ai observé un peu plus précisément leur situation. Peut-être est-ce parce que certaines sont plus protégées que d’autres des rayons du soleil et aussi, qu’elles se trouvent dans un courant d’air créé par les différents immeubles alentour ? Ça m’a semblé pas mal comme réponse.
L’autre jour, j’étais au téléphone avec Papy Michel. J’étais dehors et je m’étais arrêtée près d’un buisson de romarin pour discuter tranquillement à l’ombre de deux arbres. Tout en prenant de ses nouvelles, j’ai remarqué par terre quelque chose que j’ai reconnu avec surprise : une enveloppe de noisettes, l’involucre.
— Attends, Papa, je viens de voir un truc par terre, j’ai l’impression que… oui, ce sont des noisettes !
Les arbres devant lesquels je me trouvais étaient des noisetiers. J’ai alors reconnu leurs feuilles, bien sûr ! Après notre conversation, j’ai ramassé quelques involucres remplis de noisettes et je les ai ramendées fière de moi à la maison. Depuis, j’ai découvert un autre noisetier un peu plus loin qui donne de plus belles noisettes encore. J’en casse quelques-unes le midi pour terminer mon repas. Mon père m’a d’ailleurs dit que quand il était petit, il se gavait de noisettes fraîches.
Résumons, nous sommes dans un environnement urbain, il y a des transports, des voitures, des travailleurs pressés, des bureaux, des logements, du bruit, de la pollution, mais aussi des courants d’air qui rafraichissent les plantes et des noisettes ! Leur présence silencieuse vient troubler le désordre établi, d’une jolie manière, et rajoute quelque chose qui fait du bien, un peu comme le blog d’Hervé Bizeul.
REPÈRES
Le blog d’Hervé Bizeul : https://www.closdesfees.com/blogs/
D’autres anciens épisodes à écouter qui ont un lien avec celui d’aujourd’hui :
Un mystère sur la coulée verte : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/1951-%e2%80%94-lundi-8-fevrier-2021-%e2%80%94-mystere-sur-la-coulee-verte/
Une balade philosophique sur la coulée verte : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/1966-%e2%80%94-la-coulee-verte-se-prolonge-avec-philosophie/
Le blog d’Hervé Bizeul, déjà en 2019 : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/1709-%e2%80%94-mardi-1er-octobre-2019-%e2%80%94-les-vendanges-d-herve-bizeul/
La promenade verte ou coulée verte est une ancienne voie de chemin de fer transformée en promenade. Elle débute en bas de chez nous et se poursuit vers la gare des Vallées avant d’arriver ensuite à la gare de Colombes.
10 MOTS
Il y a de nombreux mots un peu spécialisés dans cet épisode. Si vous deviez en choisir 10 et les noter sur une feuille, quels seraient-ils ?
Envoyez-moi votre liste ! Je la lirai avec plaisir.
TROIS EXPRESSIONS UTILES À REMARQUER
(À remarquer, à lire à voix haute, à noter dans un carnet, à utiliser dans une phrase qu’on invente, à rechercher sur Internet pour trouver encore d’autres exemples, etc.)
Le bon moment
— C’est le bon moment pour venir à Paris, il fait beau.
— Oh, non, ce n’est vraiment pas le bon moment pour manger une glace. Il fait trop froid.
— J’espère que j’arrive au bon moment.
Il y a un lien
— Il n’y a aucun lien entre les deux histoires.
— Je crois qu’il y a un lien entre mon rêve de cette nuit et l’histoire que j’ai lue avant de dormir.
— Il y a peut-être un lien, mais ce n’est pas sûr.
Quelques-unes
— J’en ai encore quelques-unes à la maison. Les dernières pêches de la saison.
— Si tu en as quelques-unes à me donner, alors je veux bien.
— Il m’en faudrait quelques-unes, cinq pas plus.
